Luisa Piccarreta, fille de l’Église

Tout au long de sa vie, Luisa Piccarreta a voué à l’Église et à ses ministres une obéissance sans faille. Elle était sans cesse invitée par le Seigneur à se soumettre inconditionnellement aux prêtres sans les juger. Alors qu’elle considérait l’ordre d’obéissance comme une conséquence de la sainteté des prêtres, Jésus lui dit : « Non parce que ce sont des saints, mais parce qu’ils sont la continuité de mon sacerdoce dans le monde, tu dois te soumettre à leur autorité sacerdotale ; ne les contrarie jamais, bons ou mauvais qu’ils soient. » (Cf. T. 1) Elle sera suivie par de nombreux confesseurs suite à la décision de Mgr Giuseppe Bianchi Dottula de prendre en main le cas de Luisa. Parmi ses confesseurs figure en bonne place Annibale Maria di Francia, fondateur des Rogationistes du Sacré-Cœur et des filles du divin zèle, chargés de prier pour les vocations, canonisé par Jean-Paul II le 16 mai 2004. C’est lui qui fut à l’origine de la publication des premiers textes de Luisa « L’horloge de la Passion », intitulé depuis : « Les 24 heures de la Passion ».

Lorsqu’en 1938 le Saint-Office mit à l’index ses écrits, un prêtre fut mandaté pour les lui réclamer. Elle les lui remit immédiatement et très gentiment et écrivit à cette occasion une note à son évêque dont voici la teneur : « Fiat ! In voluntate Dei ! Je soussignée, ayant appris du décret par lequel, le 13 juillet 1938, la Suprême Congrégation du Saint-Office mettait à l’index certains de mes ouvrages publiés, […] spontanément et promptement, je fais mon devoir d’âme chrétienne de donner ma soumission inconditionnelle, prompte et absolue, au jugement de la Sainte Église romaine, et donc, je réprouve et condamne sans aucune réserve ce que la Suprême Congrégation du Saint-Office réprouve et condamne dans mes ouvrages publiés, comme l’entend cette même Suprême Congrégation. Cette déclaration, je la fais parvenir également, en toute humilité, à notre cher archevêque Mgr D. Giuseppe M. Leo, en l’implorant d’avoir la charité paternelle de la faire parvenir au Saint-Office. » (Je, soussignée, Luisa Piccaretta de Corato).

 

Sa journée commence toujours par la célébration de la messe par un prêtre qui était soit son confesseur, soit un délégué. (Privilège accordé par la Pape Léon XIII et confirmé par Saint Pie X en 1907).

À sa mort le 4 mars 1947, de nombreuses foules s’amassèrent à son domicile, les forces de l’Ordre durent intervenir pour contenir toute cette marée humaine  qui s’exclamait : « Luisa la Sainte est morte ! ». Ses obsèques furent célébrées par l’Évêque de Corato Mgr Francesco Petronelli en présence de plusieurs dizaines de prêtres.

Le 28 mars 1994, la Congrégation pour la doctrine de la foi autorise la diffusion large des écrits de Luisa qui sont depuis sous le contrôle de l’archevêque du diocèse de Trani-Barletta-Bisceglie Mgr Léonardo d’Ascenzo ayant succédé à Mgr Giovani Battista Pichierri, décédé le 28 juillet 2017.

En la fête du Christ Roi 1994, Mgr Carmelo Cassati, en présence de nombreux fidèles et personnalités, ouvre le procès de béatification de Luisa.

En mars 1997, à l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort, le Tribunal de la Congrégation pour la cause des saints déclare unanimement que Luisa avait vécu une vie d’héroïques vertus et que ses expériences mystiques étaient authentiques.

Sa cause de béatification en cours est confiée à Mgr Paolo Rizzi qui remplace Mgr Felice Posa, premier postulateur décédé le 24 octobre 2017 après 62 ans de sacerdoce.

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